Introduction : un métier d’action sur deux roues
Vous avez probablement croisé, sur une nationale, un motard de la gendarmerie, casque vissé, moto puissante aux couleurs bleu-blanc-rouge. Silencieux et rapide, il file entre les files ou s’immobilise sur le bord de la route, gyrophare allumé. Ce gendarme à moto n’est pas qu’un contrôleur de vitesse.
Il incarne une présence active, dissuasive, et hautement technique, déployée sur un territoire souvent vaste. Son rôle va bien au-delà des radars fixes ou des contrôles routiers. Il intervient en cas d’accident, guide les convois, sécurise des événements ou même patrouille en forêt.
Son quotidien mêle concentration, rigueur et un profond sens du service public. Ce que beaucoup ignorent, c’est que devenir motocycliste de la gendarmerie n’est pas un accès direct, mais une spécialisation exigeante, réservée à des gendarmes déjà formés, qui ont fait la preuve de leur sérieux et de leur sang-froid.
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Qu’est-ce qu’un motocycliste de la gendarmerie ?
Un motocycliste de la gendarmerie est un gendarme militaire, officier ou sous-officier, dont la spécialité opérationnelle est l’usage de la moto dans l’exercice de ses fonctions. Il ne s’agit pas d’une voie d’entrée dans la gendarmerie, mais d’une qualification acquise après intégration.
Tous les agents doivent d’abord réussir le concours de sous-officier de gendarmerie (SOG) ou celui d’officier, avant de pouvoir postuler à une formation spécifique. Son statut de militaire implique un engagement fort envers la République, avec des obligations spécifiques en matière d’intervention, de hiérarchie et de discipline.
Le terme "motocycliste" est celui qui désigne le plus précisément cette spécialité, bien que l’on entende aussi "gendarme à moto" ou "membre d’une unité motorisée". Son rôle est à la fois policier, préventif et sécuritaire, et il est investi des pleins pouvoirs de police judiciaire dans le cadre de ses missions.
Les missions principales des brigades motorisées
Les missions de la gendarmerie à moto sont variées et s’adaptent selon les unités et les territoires. La première d’entre elles est la sécurité routière. Les motocyclistes assurent des contrôles de vitesse, vérifient le respect du code de la route (port de la ceinture, utilisation du téléphone au volant, état d’ébriété), et interviennent sur les lieux d’accidents pour porter secours et réguler la circulation.
Leur mobilité leur permet d’atteindre rapidement des zones parfois éloignées ou difficiles d’accès, où un véhicule classique mettrait plus de temps. Cette rapidité d’intervention est un atout majeur. Ensuite, la prévention et la dissuasion occupent une place centrale.
La simple présence d’un motocycliste sur une portion de route dissuade les comportements à risque. Leur action est souvent ciblée, notamment en période de grand trafic ou lors de week-ends prolongés.
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Quelle est la mission principale d’un motocycliste de la gendarmerie ?
Les différentes unités motorisées
La gendarmerie dispose de plusieurs types d’unités motorisées, chacune avec un rayon d’action et une spécialisation propres. La plus répandue est la Brigade Motorisée (BMO), rattachée à un Escadron Départemental de Sécurité Routière (EDSR). Elle opère sur un territoire départemental, assurant la surveillance du réseau routier et interviennent en appui des brigades territoriales.
Le Peloton d’Autoroute (PA) est spécialisé dans la surveillance des autoroutes, avec des motocyclistes formés pour gérer les incidents sur des axes à très haute vitesse. La Brigade Motorisée Autoroutière (BMA) a un rôle similaire, parfois sur des axes plus longs ou en région. Enfin, l’Escadron Motocycliste de la Garde Républicaine (EMGR) a un rôle très différent.
Basé à Paris, il assure des escortes protocolaires pour les personnalités d’État et participe à des cérémonies officielles, comme le défilé du 14 juillet. Ces unités reflètent la diversité des missions, de la prévention routière quotidienne à la représentation nationale.
Comment reconnaître un gendarme motocycliste ?
Il est important de savoir distinguer un vrai gendarme motocycliste d’un simple motard, surtout lorsqu’il vous fait signe de vous arrêter. Il est toujours vêtu d’un uniforme bleu foncé, reconnaissable, et porte un casque aux couleurs de la gendarmerie. Sa moto est marquée aux couleurs bleu-blanc-rouge, avec le logo officiel de la gendarmerie et un numéro d’immatriculation spécifique.
Elle est équipée d’un gyrophare à LED et d’un système de sirène puissant. Une particularité récente est l’arrivée de motos tout-terrain (MTT), utilisées en milieu rural ou forestier, notamment dans des départements comme la Mayenne. Même si elles sont moins voyantes, leur usage est strictement professionnel et elles sont pilotées par des gendarmes en uniforme.
Les agents locaux non habilités n’ont pas le droit d’utiliser ce type d’équipement ou ces signes distinctifs.
Les motos utilisées par la gendarmerie en 2026
Le choix du matériel est crucial pour la performance et la sécurité des motocyclistes. Depuis un contrat renouvelé en 2023, la BMW R 1300 RT-P est devenue le modèle principal des escadrons motorisés. Cette moto routière est choisie pour sa stabilité sur longue distance, son moteur boxer ShiftCam très fiable, et son confort ergonomique.
Elle est équipée d’un affichage TFT haute définition, d’une bulle électrique réglable, de gyrophares LED, et d’un système de communication intégré avec la base. Ce véhicule est conçu comme un poste de travail mobile, avec un haut niveau de sécurité, notamment grâce à des équipements comme l’ABS Pro et le DTC (Dynamic Traction Control).
D’autres modèles, comme la Yamaha FJR1300, sont encore en service mais en phase de remplacement. Pour les zones inaccessibles, la gendarmerie utilise des BMW F 800 GS-P, robustes et maniables sur tout terrain. Quant à la motorisation électrique, des tests sont menés avec la CE 04-P, mais il n’y a pas encore de déploiement massif.
Bon à savoir
La BMW R 1300 RT-P est équipée d’un système qui permet d’afficher des messages comme « Stopp » ou « Suivez-moi » directement sur l’écran LED, facilitant la communication avec les autres usagers.
Comment devenir motocycliste dans la gendarmerie ?
Le parcours pour devenir motocycliste est exigeant. Comme mentionné, il faut d’abord être gendarme, donc avoir réussi un concours. Les candidats doivent être titulaires du bac, du permis B, et avoir une taille minimale de 1,70 m, pour des raisons de maniabilité de la moto.
Le volontariat pour la spécialisation intervient ensuite. Il commence par un stage de présélection organisé à Fontainebleau. Ce stage évalue les capacités physiques, la motivation, et l’aptitude au travail en équipe.
Il ne faut pas nécessairement être titulaire du permis moto à ce stade, car la formation initiale, d’une durée de 12 semaines, comprend l’apprentissage et la délivrance du permis en interne. Ce stage est organisé au Centre national de formation au contrôle des flux, toujours à Fontainebleau.
La sélection finale est basée sur les résultats à ces épreuves, mais aussi sur l’attitude, le sang-froid, et la rigueur. Une fois formé, l’agent est affecté selon les besoins des unités, sans garantie d’être affecté à une brigade motorisée.
La vie au quotidien d’un motocycliste
La journée d’un motocycliste commence par la vérification minutieuse de sa moto, de ses équipements de sécurité, et de son dispositif radio. Il travaille généralement par binôme, un pilote et un passager, ce qui permet une meilleure observation et une intervention plus efficace. Le temps de patrouille peut varier, mais il dure souvent entre 6 et 10 heures, selon les tours de service.
Les conditions météorologiques, qu’elles soient pluvieuses, froides, ou extrêmement chaudes, font partie du quotidien. L’agent doit rester concentré, prêt à intervenir à tout moment, que ce soit pour un contrôle, une interpellation, ou une course-poursuite. La pression est parfois forte, notamment en cas d’incidents médiatisés.
Pourtant, le métier est également porteur d’une grande satisfaction, celle de servir la population et d’agir concrètement pour la sécurité de tous.
Les défis actuels des brigades motorisées
Les brigades motorisées font face à plusieurs défis. Le premier est le manque de personnel, qui peut limiter la couverture et la fréquence des patrouilles. Ensuite, l’évolution des comportements routiers pose problème, avec l’augmentation des rodéos urbains, des motos non homologuées, ou l’usage de véhicules surpuissants sur des chemins privés.
La gendarmerie doit donc adapter ses moyens, comme avec les motos tout-terrain déployées en Mayenne pour lutter contre les dégradations en forêt et protéger les espaces naturels. Il y a aussi une tension parfois perçue entre la répression et la prévention, les motocyclistes étant parfois vus comme des agents de contrôle plutôt que comme des acteurs de sécurité.
Enfin, le renouvellement du parc moto est un enjeu constant, la modernisation vers des modèles plus performants et plus sûrs, comme la R 1300 RT-P, étant un investissement stratégique pour les années à venir.
Questions fréquentes
Un motocycliste peut-il contrôler n’importe quel véhicule ?
Oui, dans le cadre de ses attributions de police judiciaire. Il peut contrôler tout type de véhicule, de la voiture particulière au poids lourd.
Doit-on s’arrêter si un gendarme à moto nous fait signe ?
Oui, comme pour toute autre force de l’ordre, dès que la signalisation est claire. Refuser est passible de sanctions.
Les motos de gendarmerie peuvent-elles dépasser la limite de vitesse ?
Oui, en situation d’urgence, d’intervention prioritaire, ou lors d’une course-poursuite autorisée.
Combien de motos la gendarmerie possède-t-elle ?
Un chiffre officiel n’est pas publié, mais plusieurs milliers sont réparties dans les EDSR et l’EMGR.
Peut-on devenir motocycliste sans expérience en moto ?
Oui, la formation initiale assurée en interne comprend l’enseignement du pilotage et la délivrance du permis.